ABEILLES ET TOURNESOL

C’est prouvé ! Créer un milieu favorable aux insectes pollinisateurs a un impact positif sur la qualité et le rendement du tournesol de consommation.

Arterris Innovation mène depuis 2 ans des essais relatifs à la présence d’insectes pollinisateurs dans les cultures de tournesol sur ses parcelles dans l’Aude, 1er bassin de production en France.

Cette étude effectuée en collaboration avec Syngenta, Agrosolutions, et l’INRA, bénéficie d’une caution scientifique solide. L’objectif est de déterminer l’impact de l’installation de colonies d’abeilles domestiques en bordure de parcelles, apportées pour compléter la faune pollinisatrice locale, sur la pollinisation, le rendement et la qualité des récoltes. L’optimisation de l’ensemble des facteurs de production, y compris ceux présents naturellement comme les abeilles, est un axe de recherche à ne pas négliger.

Les caractéristiques parcellaires répondent aux exigences du protocole FAO élaboré entre autres par l’INRA. Sur certaines parcelles de 3 à 30 hectares, une bande mellifère, composée de 6 espèces de fleurs, est implantée le long de chaque parcelle. Il s’agit d’un terrain préparatoire pour habituer les abeilles nouvellement implantées et les « fixer » à proximité de la parcelle, avant la forte période de pollinisation qui se situe entre le 10 et 20 juillet.

Les résultats de l’étude font ressortir un gradient d’insectes pollinisateurs au plus proche des colonies, ce qui induit automatiquement que plus on s’éloigne des ruches moins les abeilles dénombrées sur les capitules de tournesol sont présentes. Un bon positionnement des colonies, à proximité des parcelles de tournesol permet d’améliorer sans conteste la qualité et le rendement du tournesol, mais dans une proportion qui peut varier selon les caractéristiques des variétés.

Malgré la lourdeur du dispositif à mettre en place pour ce type d’expérimentation, intégrer les enjeux de biodiversité dans le processus de recherche d’optimisation des productions de nos adhérents est un axe fort que nous devons soutenir à travers ce genre d’initiatives innovantes.

Une deuxième étude, récemment mise en place par Arterris, Syngenta, Agrosolutions, et l’INRA devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la nectarification et donc la miellée du tournesol, donnant ainsi à l’agriculteur et à l’apiculteur toutes les chances d’optimiser leurs rendements et leur performance écologique.

Pour plus de renseignements sur les essais parcelles merci de contacter : Edith Caumes Sudre (Arterris Innovation) : ecaumes-sudre@arterris.fr

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